La reproduction sexuée chez la spirogyre (algue verte) – TCS Biof

Face à des conditions environnementales hostiles, la spirogyre privilégie la reproduction sexuée pour assurer sa survie. Ce mécanisme biologique débute par l’alignement de deux filaments adjacents, lesquels développent des structures de liaison tubulaires appelées ponts de conjugaison. Ces ponts permettent d’établir une connexion directe entre les cellules des deux filaments.

Détail de la reproduction chez la Spirogyre : pont de conjugaison entre deux filaments, formation du zygote (2n) et passage de l'état (n+n) à (2n).

[Image de la conjugaison chez la spirogyre]

La phase de fécondation s’opère par le transfert du contenu cytoplasmique d’une cellule, issue du filament dit « mâle », vers la cellule correspondante du filament « femelle » à travers le pont de communication. Cette fusion cellulaire, ou conjugaison, aboutit à la création d’un zygote (œuf diploïde), marquant l’union du matériel génétique des deux parents.

Pour résister à la rigueur du climat, le zygote s’isole du milieu extérieur en sécrétant une membrane protectrice particulièrement épaisse. Il se transforme alors en zygospore, une forme de résistance capable de rester en état de vie ralentie jusqu’à ce que les conditions de vie redeviennent clémentes.

Au retour de conditions favorables, la zygospore reprend son activité biologique et entame une méiose. Cette division cellulaire produit quatre noyaux, dont trois sont programmés pour dégénérer. Le noyau unique restant subit ensuite une série de mitoses, permettant ainsi le développement d’un nouveau filament de spirogyre haploïde, prêt à coloniser son environnement.

Schéma du cycle de vie haplophasique de l'algue Spirogyre montrant la méiose post-zygotique et la germination de la spore (n)

Le cycle de vie de la spirogyre est un cycle monogénétique haplophasique qui débute, en conditions défavorables, par la conjugaison de deux filaments haploïdes (n) via des ponts de conjugaison. La fusion des contenus cellulaires produit un zygote diploïde (2n) qui s’enkyste en zygospore pour résister au milieu. Au retour des conditions clémentes, ce zygote subit une méiose donnant quatre noyaux, dont trois dégénèrent ; le noyau subsistant se divise ensuite par mitoses pour engendrer un nouveau filament haploïde (n), bouclant ainsi le cycle où la phase diploïde est limitée au seul stade zygotique.

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