Perfectionnez votre maîtrise de la régulation de la fonction reproductrice humaine avec cette série d’exercices dédiée aux élèves de 1BAC Sciences Expérimentales (SE). Ce chapitre fondamental du programme de SVT explore les mécanismes hormonaux complexes, notamment le rôle de l’axe hypothalamo-hypophysaire et les rétrocontrôles ovariens et testiculaires.
Partie I : Restitution des connaissances
Répondre par Vrai ou Faux.
La testostérone :
- a. est une hormone produite par les tubes séminifères.
- b. à un taux sanguin constant car sa sécrétion est en permanence exactement équilibrée par sa dégradation dans l’organisme.
- c. est sécrétée de façon pulsatile, c’est-à-dire sous forme d’épisodes de libération intenses mais brefs.
- d. exerce une rétroaction positive sur le complexe hypothalamo-hypophysaire.
Les gonadostimulines :
- a. sont des hormones produites par les gonades.
- b. comprennent LH et FSH
- c. sont sécrétées de façon pulsatile.
- d. sont susceptibles de restaurer l’activité testiculaire chez un sujet dont l’hypophyse est défaillante.
La GnRH :
- a. est une hormone produite par certains neurones de l’hypothalamus.
- b. stimule directement la sécrétion de l’hormone ovarienne.
- c. est déversée dans le sang sous forme de pulses.
- d. est conduite jusqu’aux cellules de l’antéhypophyse par les axones des neurones sécréteurs.
La régulation des taux d’hormones femelles :
- a. fait intervenir des mécanismes nerveux et hormonaux.
- b. est fondée sur un système de rétroactions négatives et positives entre les ovaires et les organes des voies génitales.
- c. aboutit à réunir les conditions optimales pour une fécondation et une nidation.
- d. est responsable de l’évolution cyclique de l’endomètre.
II- Chez l’homme, le fonctionnement de l’appareil reproducteur et le développement des caractères sexuels secondaires sont assurés par des mécanismes endocriniens.
- Définissez les termes suivants : hormone, neuro-hormone.
- Présentez sous forme d’un schéma de synthèse simple la régulation du fonctionnement testiculaire et son action sur les caractères sexuels.
Partie II : Investissement des données et utilisation des connaissances
Exercice 1
De nombreux chanteurs ayant commencé leur carrière très tôt, avant 15 ans le plus souvent, affrontent rapidement un problème: comme le dit J.B., chanteur canadien, «Ma voix craque. […] il y a certaines notes […] que je n’arrive plus à atteindre. Du coup, il faut changer de tonalité.»
1- Quel est le phénomène à l’origine de cette modification de la voix ?
2- Qu’est-ce qui provoque ce changement ? Est-ce un caractère sexuel secondaire (expliquer votre réponse) ?
3- Au Moyen-âge et à la Renaissance, les médecins avaient découvert qu’il existait un moyen simple (mais douloureux) de conserver aux jeunes garçons leur voix d’enfant. En y réfléchissant, vous allez trouver comment ils s’y prenaient et pourquoi leur «traitement» définitif était efficace…
Exercice 2
Vers 1573, le médecin Volcher Coiter découvre que dans les ovaires, il existe des petites «bulles» qui sont ouvertes sur l’extérieur par une déchirure. Coiter pense qu’il existe une «semence» liquide femelle qui a dû sortir de ces «poches», mais il se demande où elle a pu passer. Observant à l’œil nu, il pense à un passage par les trompes (les oviductes), mais il ne voit pas ce passage qui aurait pu conduire la fameuse «semence féminine» dans l’Utérus.
1- À quoi correspondent les «ouvertures», les cicatrices que Coiter a observées à la surface de l’ovaire ?
2- Pour quelles raisons n’a-t-il pas pu trouver de passage entre ovaire et utérus ?
Exercice 3
Après 3 ans d’essais infructueux, un couple désireux d’avoir un enfant consulte pour tenter de comprendre les raisons de cet échec. Cette femme a déjà eu un enfant d’un autre mariage alors que son époux n’a jamais été père. Des examens chez la femme ne montrent aucun dysfonctionnement de l’appareil reproducteur. Lors des rapports sexuels, le pénis de Monsieur entre en érection et la stimulation conduit à l’éjaculation. On établit donc le spermogramme (analyse du sperme) de l’époux dont voici les résultats :
| Spermatozoïdes | Éjaculat normal | Éjaculat de Monsieur |
|---|---|---|
| Nombre (million/ml) | 50 – 180 | Absence |
| Mobilité | 80% à l’émission, 60% après 4h | Néant |
| Aspect | 60 à 80 % de formes normales | Néant |
1- Donnez deux arguments (avant la réalisation du spermogramme) qui suggèrent que la raison de l’échec rencontré par ce couple soit liée à l’infertilité de l’époux.
2- Comment les résultats du spermogramme permettent-ils de confirmer cette hypothèse ?
3- En reconsidérant l’anatomie de l’appareil reproducteur masculin, proposez deux hypothèses pour expliquer l’absence de spermatozoïdes dans le sperme de l’époux.
Exercice 3
La puberté constitue une période de transition entre l’enfance et l’état adulte, qui s’accompagne de transformations conduisant à la possibilité de procréer.
Première donnée :
On parle de puberté précoce quand le développement des caractères sexuels survient avant 8 ans chez la fille et avant 10 ans chez le garçon. La puberté précoce la plus courante, appelée puberté précoce centrale, se déclenche comme une puberté classique, mais plus tôt. Un bilan complet en milieu hospitalier indique chez ces enfants :
● un taux trop élevé de gonadotrophines (hormones FSH et LH stimulant les organes sexuels), ● un taux trop élevé d’œstrogènes chez les filles et de testostérone chez les garçons.
La puberté précoce entraîne une maturation osseuse rapide. Chez les filles on constate aussi un épaississement de la muqueuse utérine. Des risques accrus de cancer du sein, à défaut d’être avérés, ne sont aujourd’hui pas écartés.
Plus la puberté se fait tôt, plus l’exposition aux hormones est longue, et plus les risques de cancers hormonodépendants s’accroissent. Enfin, il ne faut pas négliger l’impact de la puberté précoce sur le développement psychologique de l’enfant. En effet, à un moment de la vie où prime l’apparence physique, une puberté précoce est généralement mal vécue.
Deuxième donnée :
Injectée par voie sous-cutanée tous les 3 mois, la leuproréline peut être utilisée dans le traitement de la puberté précoce centrale. Une étude de l’efficacité de ce médicament portant sur 44 enfants atteints de puberté précoce (40 filles et 4 garçons) pendant une durée de 6 mois a donné les résultats suivants :
| Taux hormonaux | Enfants précocement pubères – avant traitement | Enfants précocement pubères – après traitement | Enfants impubères |
|---|---|---|---|
| Taux plasmatique de LH (UI.L⁻¹) | 1,1 | 0,3 | 0,4 |
| Taux plasmatique d’œstrogènes (pg.mL⁻¹) | 21,43 | 6,78 | 9 |
| Taux plasmatique de testotérone (ng.mL⁻¹) | 2,42 | 0,24 | 0,25 |
1- Analyser les données proposées.
2- Justifiez l’utilisation de la leuproréline dans le traitement de la puberté précoce centrale.
