Mécanismes d’absorption de l’eau et des sels minéraux – Cours 1BAC Sc Exp BIOF

Miniature pour la leçon Les mécanismes d’absorption de l’eau et des sel minéraux chez les plantes 1BAC Sc Exp BIOF

Bienvenue sur NéoSVT. Ce chapitre s’inscrit dans l’unité de production de la matière organique et des flux d’énergie. Nous allons explorer comment les plantes chlorophylliennes interagissent avec le sol pour puiser les ressources minérales nécessaires à leur métabolisme.

La plante utilise l’eau, les sels minéraux et le CO2 pour synthétiser sa propre matière organique grâce à l’énergie lumineuse et la chlorophylle (Photosynthèse).

  • Par quels mécanismes absorbent-elles ces éléments ?
  • Comment s’effectuent les échanges gazeux et l’utilisation de la lumière ?

1- Nécessité d’eau et des sels minéraux

Expérience montrant la nécessité de l'eau et des sels minéraux pour la plante

L’analyse expérimentale montre que les végétaux absorbent l’eau en permanence par leurs racines. Une croissance optimale nécessite un mélange équilibré de sels minéraux (N, P, K). Sans ces éléments, le développement est limité.

2- Observations macroscopiques : Expérience de la pomme de terre

En plaçant des morceaux de pomme de terre (30 mm) dans différentes concentrations de saccharose, nous observons les résultats suivants :

Concentration (mol/L)0 (Eau distillée)0.10.20.30.40.5
Longueur finale (mm)323130292827
État de la celluleTurgescenceTurgescenceÉquilibrePlasmolysePlasmolysePlasmolyse

Conclusion : Les tissus végétaux absorbent l’eau en milieu hypotonique (< 0.2 mol/L) et en perdent en milieu hypertonique (> 0.2 mol/L).

3- Rappel : Structure de la cellule végétale

Comparaison entre la structure de la cellule animale et végétale

La cellule végétale se distingue de la cellule animale par sa forme polyédrique, sa paroi pectocellulosique rigide, la présence de chloroplastes et de vacuoles centrales de grande taille.

4- Observations microscopiques : Cellules d’oignon

Observation microscopique de la plasmolyse et la turgescence des cellules d'oignon
  • Milieu hypotonique (50g/l) : La cellule est en état de turgescence. La vacuole est gonflée d’eau et presse le cytoplasme contre la paroi.
  • Milieu isotonique (100g/l) : La cellule garde un aspect normal.
  • Milieu hypertonique (200g/l) : La cellule est plasmolysée. La vacuole se rétracte suite à une perte d’eau.
Schéma de l'osmomètre de Dutrochet montrant le phénomène d'osmose

L’osmomètre montre que l’eau traverse une membrane semi-perméable du milieu le moins concentré (hypotonique) vers le plus concentré (hypertonique). C’est le phénomène d’osmose provoqué par la pression osmotique.

P : Pression osmotique(atm) | i : Nombre de particules produites par la dissociation d’une unité de soluté. | R : Constante des gaz parfaits (0.082) | T : Température absolue (K) | C : Concentration molaire (mol/l)

Énoncé : On dissout 540 mg de glucose (C6H12O6) dans 30 ml d’eau à 25°C.

Données : M(O)=16; M(C)=12; M(H)=1 g/mol ; R = 0,082

  1. Calculer la masse molaire du glucose.
  2. Calculer la concentration massique (Cm) et molaire (C).
  3. Calculer la pression osmotique (π) de cette solution.

1. Masse molaire (M) : (6 × 12) + (12 × 1) + (6 × 16) = 180 g/mol

2. Concentrations :
Cm : m / V = 0.54g / 0.03L = 18 g/l
C : Cm / M = 18 / 180 = 0.1 mol/l

3. Pression osmotique (π) :
π = 1 × 0.082 × (25 + 273) × 0.1 = 2.4436 atm

Pour calculer la concentration d’une solution 1 isotonique à une solution 2 on utilise la formule suivante : π1 = π2

Donc : i1.R.T.C1 = i2.R.T.C2

En simplifiant R et T, on obtient l’égalité fondamentale :

i1.C1 = i2.C2

Une fois que vous avez C2, vous pouvez trouver la concentration molaire C1 :

C1=i2×C2i1C_1 = \frac{i_2 \times C_2}{i_1}

Vous pouvez aussi trouver la concentration massique Cm (en g/L) en utilisant la masse molaire (M1) du soluté :

Cm1=C1×M1Cm_1 = C_1 \times M_1

vous pouvez voir cette exercice d’application dans notre chaine youtube cliquez ici

L’absorption s’effectue sous forme d’ions selon deux mécanismes : la diffusion et le transport actif.

1. La diffusion (Transport passif)

Passage des ions du milieu le plus concentré vers le milieu le moins concentré, sans dépense d’énergie.

A. La diffusion simple

Passage libre à travers la bicouche phospholipidique, proportionnel au gradient de concentration.

B. La diffusion facilitée

Utilise des protéines spécifiques (transporteurs). Ce mécanisme est rapide mais saturable.

CaractéristiqueDiffusion SimpleDiffusion Facilitée
Sens du transportSelon le gradientSelon le gradient
Protéines porteusesNon requisesRequises (Transporteurs)
Énergie (ATP)Non (Passif)Non (Passif)
Vitesse / SaturationLente / Non saturableRapide / Saturable

C. La diffusion orientée

Mise en évidence par le rouge neutre : le colorant pénètre mais ne ressort pas. La diffusion ne se fait que dans un seul sens.

Accumulation du rouge neutre dans la vacuole : diffusion orientée

2. Le transport actif : Un mécanisme dépendant de la vie cellulaire

Étude de cas : L’analyse des concentrations ioniques chez l’algue marine Valonia ventricosa révèle un mode de transport opposé à la diffusion.

schéma qui montre la structure de l'algue valonia
IonsEau de mer (Extérieur)Suc vacuolaire (Intérieur)Sens du gradient
Na+ÉlevéeFaibleExtérieur → Intérieur
K+FaibleÉlevéeIntérieur → Extérieur

🔍 Analyse et Interprétation :

1. Déséquilibre ionique : Les mesures révèlent une répartition asymétrique. Le sodium est plus abondant à l’extérieur, alors que le potassium est accumulé à l’intérieur.

2. Opposition à la diffusion : Le maintien permanent de ce gradient prouve que la cellule s’oppose à l’équilibre spontané par un mécanisme actif.

💡 Conclusion : Le Transport Actif

  • À contre-courant : Se fait du milieu le moins concentré vers le plus concentré.
  • Consommation d’ATP : Nécessite de l’énergie cellulaire.
  • Vitalité : Bloqué par le cyanure (inhibiteur d’énergie).

Synthèse Bilan : La membrane plasmique puise activement les éléments nécessaires grâce à ses protéines membranaires (pompes).

3. Caractéristiques de perméabilité de la membrane cytoplasmique

Le comportement cellulaire en milieu hypertonique révèle les propriétés suivantes :

  • 🚀 Perméabilité sélective : Cas du saccharose. Membrane imperméable (pas de déplasmolyse).
  • ⚖️ Perméabilité différentielle : Membrane plus perméable au glucose qu’au NaCl.
  • Perméabilité élevée : Cas de l’urée et du glycérol (déplasmolyse immédiate).

1- Les poils absorbants

Schéma détaillé de la structure d'un poil absorbant racinaire

L’absorption se fait au niveau de la zone pilifère de la racine où il y a les poils absorbants. Ils augmentent la surface d’échange et possèdent une forte pression osmotique.

2- Rôle de la transpiration

L’évaporation au niveau des feuilles crée une force d’aspiration qui tire la sève brute vers les feuilles.

1- La paroi pectocellulosique

Structure de la paroi pectocellulosique et rôle des plasmodesmes

Rigide et perméable grâce aux plasmodesmes qui permettent la communication entre les cellules.

2- La membrane plasmique : Modèle de la mosaïque fluide

Modèle de Singer et Nicholson (1972) : Une bicouche phospholipidique dynamique avec des protéines mobiles assurant le contrôle des flux.

Schéma du modèle de la mosaïque fluide de Singer et Nicholson (1972)

Pour atteindre la vacuole, les molécules franchissent différentes barrières :

Étape 1 La Paroi : Passage libre

Totalement perméable, elle laisse circuler librement l’eau et les solutés vers la membrane.

Étape 2 La Bicouche Lipidique : Filtre à eau

Responsable de l’Osmose et de la diffusion simple.

Étape 3 Les Protéines : Contrôle sélectif

Permettent la diffusion facilitée et le Transport actif (via ATP).

Cible du passageStructure responsableMécanisme lié
Eau et SelsParoiDiffusion libre
Molécules d’EauBicouche lipidiqueOsmose
Ions et NutrimentsProtéines membranairesTransport Actif

💡 Conclusion : L’absorption est un travail coordonné où la Membrane Plasmique sélectionne ce dont la plante a besoin grâce à sa structure en Mosaïque Fluide.

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